The History of the IIM

L’institut interculturel de Montréal : 1963 – 2012

L ’aventure a commencé en 1963 avec Jacques Langlais, prêtre de la congrégation Sainte-Croix, auquel se sont joints en 1967, Robert Vachon d’origine franco-américaine, prêtre de la congrégation de la Salette des États-Unis, et en 1971, Kalpana Das, éducatrice d’origine indienne et de tradition hindoue. Incorporé en 1968, le Centre Monchanin prend le nom de Centre interculturel Monchanin en 1979. En 1990, il adopte le nom d’Institut Interculturel de Montréal afin de mieux refléter l’esprit de ses objectifs et de son action.    

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La mission de l’IIM

L’Institut interculturel de Montréal est un organisme d’action sociale et de recherche, sans but lucratif. En déployant ses efforts au plan local, national et international, il se consacre à favoriser une compréhension plus approfondie du pluralisme culturel, des relations interculturelles et du changement social.

De nos jours, les relations interethniques harmonieuses et la diversité culturelle sont généralement reconnues comme souhaitables. Par contre, le potentiel transformateur que cela peut apporter à un monde pluraliste reste très peu compris. L’IIM se voue à explorer pour répondre aux défis économiques, écologiques, sociaux et civilisationnels de notre temps. Ceci ne saurait se faire qu’au prix d’une quête sincère de la sagesse et de la cosmovision propres à chaque culture, au moyen du dialogue, de la compréhension et de la coopération entre elles.

La philosophie et les pratiques de l’IIM trouvent leur ancrage dans le milieu non institutionnel et communautaire de nos sociétés. Il s’engage dans l’interaction dynamique entre les secteurs public et privé, ou entre le formel et l’informel, sans toutefois compromettre son identité en tant qu’organisme communautaire.

Caractéristiques des programmes et de l’approche de l’IIM

L’IIM s’est mis sciemment en position de faire des propositions, non pas une opposition figée à l’approche dominante, pour faire place à un point de vue différent quant aux sociétés pluralistes à travers le monde, et à offrir une série de programmes et services dans un esprit de coopération. Dès sa fondation, ses programmes ont parcouru un long chemin parsemé d’innovations. Les caractéristiques suivantes ont marqué l’évolution des programmes et services :

Les années 60 : la socialisation interculturelle des jeunes et des adultes issus de tous les chemins de la vie et de diverses origines culturelles et religieuses ; l’expérience d’apprentissage culturel et de dialogue interculturels / interreligieux ; la mise sur pied d’un service d’information et de documentation sur les cultures, les religions et les études interculturelles ; la fondation de la revue internationale INTERculture.

Les années 70 : l’établissement de liens étroits avec les nations autochtones ; la création de programmes de support et de sensibilisation sur les cultures autochtones et sur les enjeux sociopolitiques de leur autodétermination ; l’introduction d’un programme d’éducation interculturelle pour les enfants et des ateliers de sensibilisation culturelle pour les enseignants ; la consultation interculturelle et le service de référence ; la promotion des droits des cultures minoritaires.

Les années 80 : les forums interculturels sur des sujets sociaux du jour; la formation en communication interculturelle ; les programmes de formation de 45 à 60 heures destinés aux professionnels de l’éducation, des services sociaux et de santé dans plusieurs institutions et organismes communautaires ; les programmes de formation pour les agents de développement et de coopération internationaux ainsi que pour les défenseurs des droits humains.

Les années 90 : la mise sur pied d’un Réseau International pour les Alternatives Culturelles au Développement (RIACD) ; la promotion des mouvements de régénération des communautés locales et de leurs systèmes de savoirs à travers le monde ; l’établissement d’une base de données sur les savoirs locaux et indigènes ; les projets de recherche-action portant sur des enjeux spécifiques et concernant des groupes comme les jeunes, les aînés, les familles immigrantes, les communautés ethnoculturelles au Québec, et plus récemment sur l’interculturalité dans le développement communautaire et l’action sociale.

Les années 2000 à 2012 : les « Événements du 11 septembre 2001 » ont incité l’IIM à réorienter sa réflexion et son action en matière de dialogue interreligieux, à la suite de quoi, il a constitué un Comité interreligieux pour l’action sociale. Entre 2005 et 2008, un projet de recherche-action en milieu scolaire sur le thème : « Jeunes, identité et religiosité : le rôle de l’école » a été realisé. En 2007, l’IIM a tenu un colloque à l’Université de Montréal en collaboration avec le Centre de recherche interuniversitaire sur la diversité au Québec (CRIDAQ). L’objectif principale de ce colloque intitulée « Pluralisme d’ici et d’ailleurs » a été d’approfondir la réflexion sur la diversité dans une perspective interculturelle. De 2009 à 2012, un important projet intitulé « Développement d’un modèle de pairs-aidants pour la prévention de la criminalité » auprès des jeunes de communautés ethnoculturelles fut réalisé.

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Ensemble parce que différents